Et maintenant? Ben non, rien en fait.

Alors voila, nous y sommes. Nous y sommes, et je ne sais toujours pas ce qui me choque le plus: d’avoir assisté avec un léger voile de tristesse non dissimulée les raclées successives encaissées par la belle équipe nationale de nos coureurs en culottes courtes, qui roulent en Toyota, et mangent du Nutella et des petits Lu au goûter de 4heures; ou alors le mépris jusque là ignoré tacite et inconscient (mais néanmoins enfoui là quelque part dans mon cortex cérébral entre mon attirance pour l’odeur du gazon fraîchement coupé et l’excitation ressentie au contact d’une peau de bête), mépris disais-je, que j’ai à l’encontre de ce sport télévisuel dont les fiertés nationalistes subissent bon-an mal-an les retombées directes des scores réalisés sur le terrain.

Je m’explique: depuis que j’ai commencé à regarder les matchs de cette compétition télévivifiante, j’en retiens un profond dégoût (au hasard) des roumains, qui ont oubliés d’être mauvais au football qui d’ailleurs n’est culturellement pas un sport de l’Est alors bon, hein d’abord, puis successivement pour les Pays Bas dont l’arrogance odieuse et cette manie exaspérante de monter des attaques offensives sans laisser le temps à notre (pauvre) équipe défensive (et prise en traître)de justifier son salaire (si toutes fois salaires il y aura, vus les résultats minables des matchs),et enfin de l’Italie Nom de Dieu, dont l’équipe de pantins désarticulés serait plus à sa place dans un champ de mashmallow rose. Tout au long de ce spectacles ridicule je ne pouvais m’empêcher d’avoir en tête la chanson (?!?) de Patrick… le petit bonhomme en mousse…

Je vous le dis comme je l’ai vu nous avons été malmenés, abusés, débordés. Sans parler de l’arbitre (aux chiottes l’arbitre) qui devait manifestement aimer passer ses vacances en italie ou alors juste bien arrosé (€urosé plutôt?) de Chianti… Non parce que pour voir du milieu de sa pelouse des choses que même un footeux intérimaire comme moi ne voyais pas même au ralenti et avec les commentaires des commentateurs, même en me concentrant TRES fort devant mon poste de télévision à genoux, bref voila une phrase que j’ai même plus envie de finir. Pouf pouf comme dirait l’autre…

Ma vie normale va devoir (DOIT) reprendre son cours normal, punaise vais-je survivre?

Oui, sans aucun doute.