{Cinema} Critique du film Au-Delà le dernier Eastwood

Un film d’Eastwood c’est un peu comme comme une boîte de chocolat: on sait qu’on va aimer, mais on sait jamais sur quoi on va tomber. Alors que Gran Torino traitait du racisme, Invictus de Mandela, Au-Delà nous propose d’aborder le thème de la mort.

Loin du suranné cliché du tunnel lumineux, le film nous embarque successivement à Londres, Paris et San Francisco, pour suivre 3 individus aux destins différents: de jeunes jumeaux anglais issus d’un quartier populaire, une journaliste travaillant à France Télévision, et un ancien médium reconverti. Leurs histoires vont bien évidemment se croiser, progressivement au cours des 2 heures que dure ce merveilleux film.

Sans morale ni cliché, Au-Delà tient plutôt du conte des temps modernes.

J’ai été convaincu par le film et à l’aise dans le récit qui nous est proposé. L’ambiance nous plonge dans un univers rationnel mais « ouvert », et parvient à mêler des sensations oniriques à des situations de vies bien concrètes. Voire visionnaires… J’en suis ressorti avec l’impression d’avoir lu un bon livre, vous savez, lorsque votre esprit fait appel à votre imagination au survol des mots sur le papier. Au-Delà est un film qui n’apporte cependant pas de réponses, et ne doit pas être attendu comme tel. La réalisation est sobre, bien que quelques scènes soient magistralement réalisées, mais là je ne vous en dirai pas plus… considérez ce billet comme la 4ème de couverture d’un livre que vous avez désormais envie de lire 🙂


Extrait du film Au Delà Janvier 2011