#Quora, #Formspring et #YahooAnswers sont dans un bateau…

En 24h, Quora est devenu LE sujet d’actualité au centre de tous les échanges 2.0. Bien qu’il existe depuis près de 2 ans, ce « nouveau site » vient de réussir son buzz, en créant une véritable frénésie incontrôlable.

Quora est un site permettant aux internautes de poser des questions à la communauté, qui se charge ensuite d’y répondre. Pour l’instant exclusivement en anglais, il se présente sous la forme d’un mur, sur lequel s’affichent les questions des thèmes auxquels vous vous serez abonné. L’intérêt principal de Quora est ainsi de créer une sorte de FAQ mondiale, une sorte de moteur de recherche monstrueux basé sur les « comment… », « quel est… » ou encore « pourquoi… » .

Un nouveau site, pour quoi faire?

Effectivement, l’engouement ne fait pas tout. La popularité ne se limite pas au calcul de la fréquentation d’un site (quanti/ quali, mon amour). Au contraire, le buzz actuel autour de Quora ne se nourrit pour l’instant que de l’attrait des internautes pour un site dont tout le monde parle. Le fait que le contenu soit exclusivement en anglais ne facilite pas la prise de parole, et peu de discussions sont ouvertes à l’initiative des « petits nouveaux ». D’ailleurs, est-il vraiment utile? En effet, aujourd’hui, il existe déjà de nombreux sites permettant de poser des questions à une communauté:

  • Yahoo! Answers : Coloré, pratique, et récompense ses contributeurs par des « grades »
  • Formspring : Principalement axé sur un profil d’utilisateur, il permet de poser toutes sortes de questions à ses amis, blogueurs etc
  • Twitter : Oui, évidemment c’est même le premier auquel on pense, si ce n’est que sur Quora les fils de discussions sont hiérarchisés
  • Les digglikes : ces sites où les membres s’échangent des liens et les bonnes adresses du web, en débattant ensuite dans les commentaires
  • Et les milliers de forums dédiés à la santé, aux jeux-vidéo, et aux nerds… et
  • Google ! Qui n’a jamais utilisé Google en lui posant directement une question?! Et il répond toujours

Viv(r)e le buzz

Le buzz… A la fois ce qui fait que je bloggue de moins en moins, mais qui paradoxalement me pousserait à écrire un article uniquement sur ce drôle de phénomène. Avec l’essor de Facebook, puis de Twitter (respectivement il y à 2, et un an), les internautes connaissent désormais les rouages d’un « buzz ». Chose logique, de plus en plus de monde cherche -si ce n’est à en lancer un-, au moins à être l’un de ses premiers prescripteur. Syndrome « j’ai un Mac, je suis un geek », tout le monde s’affole en se disant « moi aussi, je pourrais dire: j’y étais ».

Mais au fait, comment s’appellent les utilisateurs de Quora? Les quoreurs? Quorateurs? Les quoeurs peut-être?!

Mon expérience du web et des réseaux sociaux, m’a appris une chose: que rien ne se fait en un jour. Ni deux. Même dans le cas de Quora. Tout simplement parce qu’un tel site repose sur ses utilisateurs: des hommes et des femmes. Twittos averti, j’ai progressivement évolué au fil des semaines, des mois et des années, en enrichissant ma timeline d’autres twittos tous plus merveilleux les uns que les autres. On apprend à connaitre les affinités de chacun, les bonnes adresses de certains et le bon sens des autres. Bien que Quora vous permette de choisir des thèmes auxquels vous abonner, je ne sais pas si la dépersonnalisation des membres les uns par rapport aux autres n’en causera pas définitivement sa perte…

L’agitation n’est pas représentative des réseaux sociaux, puisqu’il ne suffit pas de parler pour être écouté. Alors oui, je me pose la question: comment va évoluer Quora? En substance, le site a réussi son entrée. Mais est-ce vraiment pour les bonnes raisons? L’avenir nous le dira… ou alors… ou alors je devrais peut-être y aller poser ma question ^^

Quora tableau d'administration utilisateur