{Cinéma} Critique du film The Social Network (le film #Facebook quoi)

Hourra, le jour de gloire est arrivé! Les midinettes avaient Dirty Dancing, les surfeurs Point Break et les dealers immigrés Scarface. Et bien désormais, les nerds geeks ont eux aussi leur success story: The Social Network.
Ce film m’a beaucoup plus. Il retrace l’histoire de Facebook, de sa génèse depuis le réseau universitaire d’Harvard, à son formidable essor que l’on connait tous aujourd’hui, que vous fassiez ou non partie des 500 millions de personnes ayant ouvert un compte. A l’instar de Rome qui ne s’est pas faite en un jour, (The) Facebook s’est fait en 36 jours: c’est après s’être fait larguer par sa (seule?) copine, que le jeune Mark Zuckerberg, petit génie surdoué du codage, décide de pirater les réseaux de l’école pour créer un site basé sur les photos des filles du campus. Premiers frissons du succès avec ce « FaceMatch » qui fait exploser le nombre de connexions!

Rapidement, un nouveau projet se dessine, l’idée d’un véritable réseau permettant d’afficher les profils de personnes rencontrées, ou juste croisées… une pure idée de geek célibataire :p Mais voila alors la véritable différence avec les réseaux sociaux qui existent déjà, comme MySpace ou Friendster.

Le film est bien construit, avec un côté épopée dont on sait qu’elle se terminera en happy end. Le rythme avance correctement, sans loading, ni Error Establishing A Database Connection. En fait, on y retrouve pas mal d’éléments d’un film classique (trahison, amour, méprise, vengeaaaaaaance, et euh un tout p’tit peu, mais alors tout p’tit peu de seX). Le personnage de Mark est bien interprété, paradoxalement enfermé dans un rôle de no-life adulé par la Terre entière, « mais j’m’en fous ».  Quelques répliques bien senties, et qui je suis sûr deviendront cultes pour une générations d’Adogeeks en herbe (ce mot n’existe pas encore, mais on va dire que ce sont les geeks en crise d’adolescence, qui vont mal et se sentent rejetés par la Terre entière mais ont le besoin irrépressible de l’écrire sur Facebook au lieu de sagement rester tout seuls enfermés dans leurs chambres comme le faisaient les générations précédentes).

Bref, ce film m’a plu, car bien foutu, et puis j’ai enfin -enfin – eu le sentiment de voir autre chose que la sempiternelle caricature du boutonneux informaticien que l’on nous ressert systématiquement dans les séries/ journaux TV/ discussions de comptoir/ chez Familles de France/ les sondages d’addictologie aux Meuporg (ne pas rayer de mention inutile, y’en a pas).

En fait, j’en suis ressorti en dressant le constat des 2 seules différences qu’il y a entre Mark et moi: bien que nous ayons le même âge (à vrai dire j’ai même 3 jours de plus que lui :p ), il a créé un groupe qui pèse actuellement 25 milliards de dollars. Moi pas. Mais pour ma défense, je revendique un nombre d’amis suffisamment important pour qu’on ne me laisse devant mon ordi le centième du temps consacré par Mark à la création de Facebook ^^